De nombreuses croyances se transforment en freins qui peuvent bloquer la reconversion. Ces pensées peuvent intervenir à différents moments de la reconversion. Le plus souvent, elles sont tellement puissantes et tellement ancrées qu’elles réussissent même à empêcher certaines personnes de changer de voie professionnelle.

Un bon moyen pour les atténuer, c’est de faire la liste de toutes ces pensées qui vous viennent à l’esprit. Pour ça, vous pouvez répondre à la question suivante :

« Est-ce que je vais réussir à me reconvertir ? »

Si vous lisez cet article, c’est certainement que vous avez du mal à envisager sereinement votre reconversion. Et qu’est-ce qui se cache derrière ce non ou ces doutes ? Je vous le donne en mille : la peur.

C’est la peur qui nous mène au non, aux blocages, à la procrastination.

S’agissant de reconversion, on doit pourtant agir le plus possible. Les enseignants en désir de reconversion encore plus que les autres travailleurs, car les informations et les dispositifs pour la mobilité sont insuffisants pour nous aider à démarrer et assurer notre reconversion. Rappelez-vous, on dit que c’est notre état d’esprit qui est responsable à 90% de notre réussite !

 

Les pensées qui vont nuire à votre reconversion :

C’est trop tard.

Je n’ai pas les moyens financiers.

Je n’ai pas de compétences valables.

Je dois attendre que mes enfants soient plus grands.

Je n’ai aucune idée de ce que je peux faire comme autre métier.

J’ai pourtant adoré ce métier.

Je n’ai aucune expérience ailleurs que dans l’enseignement.

état d'esprit se reconvertir

Dès à présent, trouver une pensée pour contrer vos peurs. J’appelle ça les “idées antidotes”. Je ne vous dis pas que vous allez pouvoir substituer vos idées antidotes à vos pensées de peur d’un seul coup, non! C’est un travail de fourmi. Mais rien que le fait de noter ce qui peut entraver votre reconversion va vous aider à voir comment changer votre état d’esprit petit à petit. Et relire régulièrement la liste des idées antidotes va leur permettre de faire leur place dans votre mental. Une autre astuce pour gagner en efficacité avec ces pensées: évaluez leur intensité, leur prégnance en vous chaque jour et observez la tendance s’inverser. Et les jours où ça va bien, où vous vous sentez positif, lisez vos pensées antidotes pour les renforcer et notez à combien elles peuvent s’évaluer.