reconversion, burn out, sophrologie

 

Comment se sortir du burnout grâce à la sophrologie ?

Comment se reconvertir après un burnout ?

Comment mieux vivre son métier d’enseignant grâce à la sophrologie ?

J’ai fait la connaissance d’une personne qui possède à elle seule toutes les réponses à ces questions : Jessie Casteill, sophrologue et Formatrice professionnelle en présentiel et en ligne. Elle est très bien placée pour nous parler de ces sujets du burnout et de la reconversion, puisqu’elle a été enseignante vacataire de Sciences physiques en collège et lycée

 

  1. Qu’est-ce qui a déclenché ton désir de reconversion et quelles en ont été les étapes ?

J’ai choisi de changer de voie pour plusieurs raisons :

– physiques :mon corps m’a lâchée au bout de trois mois de mon dernier remplacement. Je travaillais toute la semaine au collège et au lycée, je n’avais pas de préparateur labo, c’était la première fois que j’avais autant de niveaux scolaires différents. Je démarrais à peine dans la profession ! Le soir je préparais les cours, le week end également: je ne faisais plus que travailler. Ce métier d’enseignant est très physique: je déplaçais le matériel, restais souvent debout, devais gérer la classe. Je ne connaissais pas suffisamment d’astuces pour me préserver et je me suis fait aspirer dans mon propre jeu à vouloir trop en faire. Je me revois dans la salle de labo avec tous ces produits chimiques qui puaient, en train de sentir au fond de moi-même une boule au ventre et une petite voix qui me hurlait: « tu n’es pas faite pour être ici! » Je marchais avec mes sacs le matin en avançant à reculons, j’entendais au loin les bruit de la cour de récréation.. Je n’avais tellement pas envie d’y être!

– l’envie de découvrir autre chose : toute ma vie je n’avais fait que des actions se rapportant à l’école. Collège, lycée, fac, préparation du capes, enseignement. J’avais envie de découvrir d’autres univers, et me connaître vraiment. Qui étais-je ?

– le manque de positif: je trouve l’environnement scolaire stressant, négatif, et allant à l’encontre de l’épanouissement de soi. C’est un avis personnel bien sûr, et influencé par le burn out que j’y ai fait. Certaines personnes s’y sentent très bien!

– apporter un sens à ma vie: développer des actions qui sont le fruit de ce que je suis réellement, mes aspirations profondes, et non pas quelque chose dans laquelle je suis douée mais où mes valeurs ne s’y retrouvent pas – comme c’était le cas dans les sciences physiques.

  1. Comment as-tu réussi à trouver ta nouvelle voie ?

J’ai rencontré un jour dans un salon de bien-être une sophrologue. Je lui ai posé quelques questions sur la sophrologie, et c’est comme ça que j’ai eu envie de devenir sophrologue.

Une image très forte qui me revient, c’est dans la salle des profs: je regardais les formations pour devenir sophrologue.  J’avais envie de me lancer!

Et c’est au cours de la formation de sophrologie, quand j’ai ressenti tous les bienfaits sur mon corps et dans ma vie que m’avaient apportés la sophrologie, que j’ai eu envie d’en faire véritablement mon métier.

  1. Quels sont les aspects de ton métier actuel qui font que tu ne reviendras pas en arrière pour redevenir enseignante ?

J’ai envie de répondre en évoquant les valeurs les plus importantes pour moi.

  • Le respect de son corps et de son rythme biologique : je choisis mes horaires, me repose quand j’en ai besoin, travaille à l’heure que je veux. Je 
prends mes vacances quand mon corps le décide et non quand le système l’impose. Je suis assise, aide une personne ou un groupe et l’énergie dépensée n’est pas du tout la même: qu’est-ce que je me sens épanouie, bien, équilibrée, posée dans ma vie!
  • Je suis alignée entre ce que je fais, et ce que je suis : cela m’est fondamentalement plus important que d’aider les jeunes à comprendre la physique chimie.
  • Les réseaux : je rencontre des millions de gens qui travaillent sur le net, j’ai aidé des tas de gens de tout âge, des enfants, des ados, des adultes.
  • La possibilité d’évolution : j’ai énormément de possibilités de travail. La sophrologie peut s’insérer dans tellement de branches différentes (entreprises, en ligne, séances en cabinet, en groupe…): c’est gigantesque!
  1. Comment s’est manifesté ton burn out et qu’est-ce qui t’a aidée à t’en remettre ?

Les souvenirs que j’en ai : me doucher assise, d’épuisement. Pleurs à répétition sans savoir pourquoi. Perte de repères, ne plus arriver à travailler. Dégoût des élèves, de la matière, de l’établissement. Arrêt de travail par ordre du médecin.

Ce qui m’a aidée :

– Voir et exercer d’autres métiers: stages dans les écoles primaires, pédagogie alternative, directrice de colonie de vacances scientifiques, formatrice BAFA, animatrice scientifique… ça m’a ouvert l’esprit.

– travailler sur moi: pratiquer de la sophrologie, du coaching, de la psychothérapie positive

  1. De quelle manière cela a-t-il influencé ta décision de te reconvertir ?

Quand j’ai arrêté l’enseignement, j’ai fait une dépression. Je me suis retrouvée seule chez moi, à ne pas quoi savoir faire de ma vie. Tous les gens autour de moi qui partaient travailler… Je ne savais pas à l’époque que c’était le début d’un rebondissement extraordinaire, et que prendre le temps pour découvrir qui on est vraiment, quels sont nos besoins, nos aspirations profondes ça fait décupler son bonheur ensuite, et ce qui fait que chaque matin j’ai envie de me lever. J’adore mon job, je suis fière de la personne que je suis devenue aujourd’hui.

  1. Avec le recul sur ton parcours, ainsi que ton expérience de praticienne, quels conseils ou exercices pratiques peux-tu donner aux enseignants stressés susceptibles d’être concernés par le burn out ?

Je vais donner deux conseils.

Chercher l’équilibre. Souvent les personnes qui souffrent de burn out sont des gens qui en font beaucoup trop, et qui s’oublient dans leur travail. Souvent ce sont à la base des gens qui aiment ce qu’ils font. Donc si vous voulez arriver à garder votre travail et ne pas en être dégoûté comme j’ai pu l’être, vous devez tout simplement vous reconnecter avec vous-même. Faire attention en permanence à votre état interne. Vous devenez ainsi attentif à votre baromètre interne et vous pouvez relâcher la pression avec des exercices de gestion du stress, avec du repos, avec des activités pour garder votre équilibre. Ca se travaille mais c’est possible.

Faites-vous confiance : Si vous vous faites confiance, vous n’aurez pas besoin d’en faire autant pour sentir au fond de vous que vous avez fait du bon travail. Vous pourrez en faire moins, et être tout autant satisfait et ainsi vous vous préserver et vous éviter l’épuisement. Se faire confiance ça s’apprend. Ca ne se fait pas en une seule fois, et ça s’entretient.

  1. En quoi la Sophrologie peut-elle aider les enseignants en piste de reconversion ?

Pour retrouver son équilibre. Se reconnecter fondamentalement avec soi, afin de percevoir ses besoins physiologiques. Libérer le mental des pensées parasites, gérer son stress, améliorer son sommeil, mais surtout reprendre confiance en soi pour ne pas avoir besoin de travailler autant pour être heureux. Du coup on en fait plus en moins de temps, et on en libère pour prendre soin de soi.

Je vous invite à pratiquer la Sophrologie dans mon programme 9 étapes pour booster sa confiance en soi, et un plus complet sur comment retrouver son équilibre qui est un accompagnement de 6 mois avec une vidéo par semaine à pratiquer. C’est pas énorme en temps d’investissement et ça peut vous changer votre vie.

Pour conclure, je vous souhaite à tous de trouver votre équilibre interne et aussi de vous trouver à la place que vous avez vous même construite.

 

Merci à Jessie pour cette interview et pour tous les conseils qui j’en suis sûre pourront vous aider à vous sentir mieux et plus positifs par rapport à votre projet de reconversion!

 

 

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