J’ai envie de vous faire rêver aujourd’hui. 🙂

Mais pas de bluff, ce titre sur la liberté, c’est du vécu!

Je sais comme la tentation est grande de se dire que la réussite, c’est pour les autres.

Qui dit reconversion dit parfois:

  •  pression
  • angoisse
  • doutes ;
  • remises en question ;
  • solitude ;
  • découragement ;
  • tenacité.

 

Heureusement, tout au long du chemin jusqu’au bout de la quête, on trouve ceci:

  • liberté ;
  • satisfaction ;
  • rencontres ;
  • fierté ;
  • progression ;
  • dépassement de soi ;
  • surprises ;
  • soulagement.

Avouez que la comparaison donne plutôt envie de se lancer non?

quel métier fait pour moi

Si je regarde en arrière aujourd’hui, je constate à quel point c’est savoureux de savoir qu’on doit notre réussite à nous-même, à notre envie, notre élan.

A l’aide des autres qu’on a su aller chercher (et pourtant, que c’est dur au début!), au lâcher prise qu’on a tant bien que mal dû effectuer (c’est quand on le cherche le moins qu’on le trouve le mieux!).

Se reconvertir, et plus particulièrement venant du monde enseignant, c’est redécouvrir le monde.

J’exagère à peine : sortir de la cage dorée de l’EN, d’accord c’est flippant mais c’est surtout… grisant!

Exit les cadres de formatage, fini les moules où on s’engonce, adieu les rythmes de dingue et le travail personne qui n’en finit jamais.

 

Je préfère mille fois travailler d’arrache-pied en étant payée moins, mais pour ma pomme.

J’apprécie de savoir où je vais, parce que je l’ai décidé.

J’aime pouvoir choisir mes contraintes, en subir le moins possible et s’il y en a, je fais avec parce qu’elles font partie de mon système et non de celui que j’ai trop longtemps subi.

Tout a plus de sens dans mes actions.

Bref, je me sens libre à nouveau.

Et vous savez quoi?

Le mieux, c’est de savoir et sentir profondément que ce n’est pas fini, que l’évolution est constante.

Je n’ai plus un mur devant moi à franchir pour m’écraser au pied de la retraite.

J’ai une immense allée avec plein de choix possibles.

Certes, le parcours n’est pas toujours bien balisé.

Ca demande une bonne connaissance de soi pour arpenter le chemin sans se perdre, et pour accepter de se tromper et de revenir parfois sur ses pas.

On ne sait pas toujours de quoi demain sera fait, mais ça change des rituels immuables qui me semblaient si sclérosants.

Et ça, ça n’a pas de prix.

Manger des pâtes, sortir gratuit et voyager dans son département, ça ne m’a jamais fait rêver.

Mais ça ne me dérange pas.

J’ai plus appris en deux ans que durant toutes ces années en tant que prof.

Et ça ne s’arrête pas, parce que je croise des gens qui ont mille choses à m’enseigner, à me partager, et que je suis à l’affût de tout ce qui pourra me faire aller plus loin.

 

Avez-vous déjà vécu ce sentiment de liberté, professionnellement parlant?

Dites-moi comment vous le vivez et si vous aussi vous avez eu le frisson de l’adrénaline en vous jetant à l’eau dans de nouveaux projets un peu fous!

Pour ceux qui pensent que tout ceci est hors de leur portée: j’étais comme vous, dépitée, paumée, inquiète. J’ai laissé pas mal de plumes dans le bec de l’EN.

Et puis, un jour – non ça c’est faux, c’est le seul mensonge de ce billet: ça ne s’est pas fait en un jour, mais bien progressivement, durablement et profondément: j’ai compris que je n’avais plus d’autre choix que d’être moi-même et de faire ce que j’avais envie de faire. Que ce soit pour un temps, pour longtemps, payée à plein temps ou des clopinettes.

Mais j’ai compris qu’il était temps que je pose de vrais choix plutôt que subir et me voir en éternelle victime asservie.

Point besoin de force ou de chance, plutôt de s’écouter enfin pour de vrai et d’agir en cohérence avec ce que notre petite voix nous dit.