Je n’y arriverai jamais!

Voilà sans doute la phrase que vous vous dites quand vous posez cette question:

 

Comment sortir de l’Education Nationale?

 

Moi aussi, je ma la suis répétée.

Il faut dire que tout est fait ou presque pour nous décourager et que se reconvertir en tant que prof relève du parcours du combattant: ne comptez pas trop sur la hiérarchie ni les conseillers mobilité carrière!

Par contre, compter sur vous, ça vous pouvez!

Et ça commence par retrouver confiance en soi et en son potentiel.

On pense toujours à l’envers, bizarre pour des profs non?

comment sortir de l'Education Nationale

Plutôt que voir le verre à moitié plein, on ne voit que ce qu’il manque.

Plutôt que regarder derrière soi le chemin parcouru, on ne voit que la montagne devant nous.

Vous avez les cartes en main pour changer votre perception des choses, ça au moins vous pouvez le faire.

Ca vous coûtera beaucoup moins que des séances chez le psy, que des appels au rectorat, que des mails infructueux à droite et à gauche: seulement un petit peu de temps et surtout de la persévérance.

Alors je sais, ça semble bateau, rebatu et facile. Ce n’est pas la méthode Coué pour autant, car il s’agit bien d’être lucide. Et donc en toute objectivité, de regarder la situation en face.

 

La chose que vous pouvez commencer à faire, là maintenant tout de suite, c’est d’arrêter ces pensées qui tournent en boucle dans votre tête et qui vous bloquent.

3 ruminations à faire cesser:

Je ne sais rien faire d’autre que prof!

Ca m’étonnerait bien… Allez donc faire un tour par ici ou par pour faire le point sur vos talents, ceux que les autres reconnaissent mais que vous vous ignorez. Renouez avec toutes vos potentialités, et pas seulement les fameuses “compétences” qu’on retrouve aussi bien dans les livrets que dans les offres d’emploi. Voyez plus large, ne restez pas dans la bulle étriquée où on vous a coulé.

Je ne peux pas me former!

Pas le temps, pas l’argent, pas l’énergie, pas la mobilité… STOP! Oui, les excuses tout comme les bonnes raisons sont légion. Regardez le problème à l’envers: qui a parlé de se former là maintenant tout de suite, et surtout pourquoi et pour quoi? Est-ce que vous n’avez pas tendance à vouloir sauter sur une formation comme sur une bouée de secours en pensant qu’avec ça autour du cou, vous serez sauvé? Désolée, mais c’est un leurre. Est-ce que vous avez vraiment besoin de vous former? Si oui, au lieu de voir les limites actuelles, voyez comment vous pouvez vous rapprocher tout doucement de votre rêve, pas à pas. Sinon, soyez honnête et reconnaissez qu’il va falloir faire le grand saut (tout en le préparant) et vous reconvertir à partir de ce que vous avez déjà en vous. Vous valez et vous pouvez plus que ce que vous estimez. Simplement vous ne savez pas reconnaître vos potentialités.

Je n’ai pas le courage!

Ah, le fameux courage. Tellement galvaudé ce terme qu’on finit par oublier son sens profond. Le courage de quoi, alors? Le courage de laisser tomber un travail où vous n’avez pas la reconnaissance affective/financière/collégiale/autre choix? Un travail qui vous épuise/énerve/démotive? Il faut bien autre chose que du courage pour quitter un travail qui ne vous convient plus: il faut de la lucidité et de l’honnêteté envers soi-même; du respect de ses besoins. Il ne s’agit pas du jour au lendemain de se dire “tiens à la rentrée j’arrête tout!”. Un départ, ça s’organise, comme pour les vacances.

Mais rappelez-vous, quand vous pensez manquer de courage, que la vie que vous aurez dans dix ans sera le résultat de vos décisions d’aujourd’hui.

Les pensées sont entre vos mains, à vous de nourrir celles qui vous mènent loin devant et vous font dépasser le poids des contraintes. Avec constance et bienveillance. 🙂

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