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se reconvertir, choisir un nouveau métier, changer de métier, trouver sa voieAvant toute chose, il n’y a pas de bon ou de mauvais choix.

 

Pour ma part, je suis repartie de zéro en me faisant aider pour retrouver le fil de ce qui me passionnait et ce dans quoi je pouvais vraiment m’épanouir et me sentir à ma place. Un peu comme avec un conseiller d’orientation, j’ai été aidée pour définir de façon très rationnelle les secteurs et les types de fonctions qui m’attiraient ou non. A la lueur des résultats, il était assez évident que l’enseignement au sein de l’Education Nationale était trop limitant pour moi. C’est grâce à ces observations et à mon propre ressenti intérieur que j’ai senti que je faisais le bon choix en partant.

 

Identifier d’où vient le malaise au travail

Quand on veut se reconvertir, c’est qu’on éprouve forcément une insatisfaction:

  • travail trop prenant au détriment de la vie personnelle
  • travail qui n’offre pas assez de reconnaissance matérielle et/ ou symbolique
  • travail qui ne permet pas ou peu d’évolution
  • travail qui a changé et ne nous correspond plus

Regardez bien ce qui ne va pas: qu’est-ce qui est imputable aux conditions de travail en elles-mêmes?

Cela peut être:

  • un poste nouveau : changement de niveau par exemple, qui va engendrer une surcharge de travail
  • des responsabilités accrues en cas de direction par exemple
  • des déplacements quotidiens trop longs

Ces conditions sont-elles susceptibles de changer?

Les changements de poste et les mutations devenant de plus en plus difficiles, que pouvez-vous faire pour aménager votre travail et mieux supporter les contraintes en attendant d’éventuellement partir ou changer de métier?

Quand avez-vous commencé à éprouver un ras-le-bol de celles-ci? Est-ce qu’il n’y a pas eu d’autres facteurs conjugués à ceux-là qui pourraient expliquer que vous arrivez à saturation? Une situation personnelle passagèrement compliquée qui se rajoute à un travail difficile peuvent nous faire reporter sur celui-ci tout notre sentiment de “trop”.

 

Etre réaliste sur les concessions d’une reconversion

Soyons honnête: si vous souhaitez changer en gardant les avantages de votre métier actuel tout en supprimant les inconvénients, vous risquez d’aller au-delà de grandes désillusions.

Travailler ne devrait pas être synonyme de souffrir, certes. Cela dit, se reconvertir demande d’être bien lucide: que suis-je prêt à concéder en changeant de travail?

  • moins de vacances?
  • un revenu inférieur?
  • un travail avec davantage de responsabilités, ou beaucoup moins?
  • un travail plus routinier et moins passionnant?
  • un travail plus passionnant mais plus exigeant?
  • plus d’indépendance mais moins de stabilité?

Aucun métier ne peut réunir tous les avantages. Mais tout est question de point de vue: si vous vous connaissez suffisamment, alors vous pourrez vous projeter et être réaliste sur ce qui pourrait vous convenir, tout comme ce que vous serez prêt à supporter comme contrainte.

Encore une fois, l’équilibre est de mise… Si vous sentez que vous êtes prêt à prendre des risques en changeant, quitte à abandonner certains privilèges, alors il est probable que votre besoin de reconversion est vraiment clair. Le changement est mieux vécu s’il est pleinement assumé.

Le plus grand danger, c’est celui de se reconvertir pour fuir. Soyez honnête avec vous-même: est-ce qu’il ne vous faut pas reconsidérer votre rapport au travail dans un premier temps?

 

Déterminer l’équilibre idéal vie professionnelle / vie privée

Je l’évoque souvent et pour cause: bien souvent, on se sent mal au travail parce que quelque chose cloche entre ce qu’on aspire à faire, à donner, et ce qu’on reçoit en retour. Particulièrement lorsqu’on est enseignant car ce métier exige beaucoup de donne peu en retour. Ou pas assez.

Qu’attendez-vous de votre travail? Qu’avez-vous besoin de réaliser pour vous sentir accompli au niveau professionnel?

Chacun a des besoins différents: certaines personnes sont prêtes à passer à un travail quasiment alimentaire, d’autres voudraient au contraire pouvoir être encore plus investies dans un nouveau métier…

Faites le point : comment voulez-vous délimiter votre vie professionnelle par rapport à votre vie privée?

Cet élément peut être déterminant car il aura des conséquences concrètes sur votre quotidien. Imaginez le type de vie que vous voulez mener désormais. Quelle place y a le travail? Cela vous aidera également à orienter votre choix de métier.

 

Le bon choix, c’est le vôtre!

Ce qui nous fait peur, c’est de considérer que la décision de se reconvertir est un choix radical qui empêche le retour en arrière et n’autorise pas le droit à l’erreur.

Vous allez prendre une décision à un moment parce que vous l’aurez voulu ainsi. Ce choix même s’il peut paraître radical, peut être réévalué et réorienté. Rappelez-vous l’image de l’entonnoir: ne vous engouffrez pas trop vite dans une voie de sortie qui vous empêchera d’évoluer par la suite. 

De plus, les personnes qui se sont reconverties une première fois sont généralement plus aptes à conduire un deuxième changement par la suite. Votre choix n’est pas définitif même s’il suppose de quitter pour de bon l’enseignement.

Le plus difficile est de savoir s’écouter et d’agir au bon moment.

Si vous ne le faites pas, risquez-vous de le regretter, et pourquoi? Je vous invite à vraiment creuser les réponses que vous pourrez vous faire à cette question. Bien souvent, on souhaite changer parce qu’on ne se sent pas à sa place ou qu’on éprouve une saturation, mais si l’on ne se penche pas sur les raisons, on risque de passer à côté des vraies possibilités d’évolution!

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