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comment se reconvertir

 

Comme on dit, il n’y a qu’en sachant qui on est et d’où l’on vient, qu’on est en mesure d’aller de l’avant. J’en suis de plus en plus convaincue. Du coup, je me suis dit que ça pourrait servir à d’autres personnes de partager ma petite expérience récente en la matière.

On oublie trop souvent qui on est, parce qu’on est soumis en permanence (à l’insu de notre plein gré) par des pressions extérieures et des normes sociétales diverses et variées.

Evidemment, le formatage imposé par l’EN en fait partie.

Evidemment aussi, certaines personnalités ont suffisamment d’affirmation et de charisme pour s’en détacher et mener leur barque confortablement ou presque, sans se renier : ceux-là font des profs épanouis. Et ça profite souvent aux élèves aussi, et c’est tant mieux.

 

Bon, ça n’a pas trop été mon cas… sauf durant certaines années, que je garde précieusement en mémoire.

Et c’est justement en me rappelant de ces bons souvenirs de prof que j’ai remis la tête dans un carton de photos.

Ca tombe bien, le printemps ça se prête au rangement! Alors j’ai voulu refaire le tri, regarder un peu ce que j’avais entassé là-dedans.

Jusqu’au moment où je suis tombée sur des photos personnelles, dont une photo de moi avec une machine à écrire entre les mains. Je devais avoir 7 ans.

voie de reconversion

Je me suis sentie un peu fautive d’avoir oublié mon cadeau.

OK aujourd’hui j’ai un ordi, ça va plus vite, c’est plus propre. J’ai même un blog où j’écris.

Sauf que ça fait un paquet d’années que j’avais négligé l’écriture, ou bien je m’en étais approchée de façon indirecte ou superficielle.

 

Revoir ce signe de mes intérêts d’enfant m’a rappelée que tout était déjà là.

voie de reconversion enseignants

Il n’y a pas que la photo avec la machine à écrire qui m’a fait prendre conscience de tout ça. J’ai revu aussi d’autres photos qui m’ont rappelé qui j’étais vraiment, à l’époque.

Ces photos témoignent de qui j’étais vraiment avant de devoir faire des choix d’adulte. Elles ne trompent pas et je ne peux plus tricher.

Cette part-là de moi existe toujours. J’essaie de la réactiver.

Et vous savez quoi? Ca me fait du bien. Ca me libère et ça me répare. Je sais que ça semble trivial et bêtifiant de parler de se reconnecter à son âme d’enfant.

Et pourtant, si on y regarde bien, quoi de plus logique: ce qui nous anime depuis tout petit, existe toujours quelque part en nous.

On peut retrouver cette part et toutes les envies associées, pour aller plus loin.

 

Bref, on peut dire que j’ai fait un aller-retour temporel qui m’aide pour l’avenir.

Et c’est grâce au souvenir de certains élèves que je suis allée remettre le nez dans tout ça. Si je pouvais là tout de suite, j’irai leur dire merci (et j’aurais l’air ridicule, mais bon un jour je le ferai quand même, sûrement).

 

Prendre le temps de se retourner un peu sur son passé plutôt que vouloir fuir qui on est, par peur.

Je suis bien certaine que je ne suis pas la seule à avoir fait cette expérience.

Je suis sûre aussi que d’autres que moi comprennent ce que ça signifie.

Je vous souhaite de retrouver ce qui vous anime, au fond de vous. Trop souvent on se ment à soi-même pour des tas de fausses bonnes raisons; mais il y a toujours une petite voix qui nous dit quel est le bon chemin…

Ca peut prendre du temps pour l’entendre à nouveau, certes. Ca demande de s’y rendre attentif et de faire taire les bruits parasites qui nous envahissent sans cesse dans le seul but de nous maintenir dans la petite boîte où on s’est enfermé.

Et je serais curieuse de lire comment vous, vous étiez enfant: est-ce que certains d’entre vous avaient un tableau pour jouer à la maîtresse chez eux? (Moi oui!!)

Est-ce que certains rêvaient de métiers qu’ils ont maintenant presque oubliés?

Ou pas : est-ce que vous cherchez toujours à réaliser ces rêves d’enfant?