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J’ai mille idées à l’heure.

C’est sans doute pour cela entre autres que j’ai eu tant de mal à rentrer dans les cadres qui m’étaient proposés par le monde du travail.

J’aime ce qui sort du lot mais qui reste vrai. Je suis souvent émue par les parcours hors du commun, ce qui n’est pas synonyme d’exploit ou de réalisations grandioses: j’aime les gens qui suivent leur petite voix… et j’aime encore plus aider les gens à suivre la leur!

J’ai longtemps cherché ce que je pourrais faire comme métier: choisir, c’est renoncer. Et pour moi c’est dur! Tant de choses à voir, à faire… j’ai fini par opter pour un moule en apparence sur mesure pour la parfaite élève que j’étais.

Ce que je pressentais vivement, il a fallu pourtant que je le vive pour sortir de l’expérience grandie et “vaccinée”: on ne peut pas être bien si on rentre dans une case qui n’est pas la nôtre et si on ne peut pas en sortir à sa guise ni la faire évoluer.

Parce que j’aime observer les gens, la nature, et toutes sortes de choses, j’ai ce qu’on appelle un sens critique développé. Je peux être directe mais c’est sans méchanceté aucune. J’ai simplement envie de faire voir plus vite ce qui me paraît évident à moi. Mon point de vue n’est pas forcément le bon, ni le mieux, mais il est lucide et je sais qu’il peut aider à changer le sien, le conforter ou l’adapter.

J’aime analyser pour comprendre le fonctionnement des personnes, me mettre à leur place mais avec mes lunettes à moi!

 

C’est aussi de loin qu’on voit mieux où l’on va, alors je cultive ce que j’appelle une vision globale. Moi-même plusieurs fois embourbée dans des trajectoires ou des projets qui ne me convenaient qu’à moitié, j’ai compris à la longue qu’il est indispensable de lever le nez du guidon pour rester en cohérence avec ce qu’on souhaite véritablement au fond de nous. Prendre du recul n’est pas facile, comme tout un chacun j’ai besoin de ce regard extérieur qui m’aide à comprendre et voir ce qui paraît parfois évident. Concentrés sur nos défauts, nos limites, nos peurs, nous passons à côté de l’essentiel : le chemin. L’intuition est alors un outil précieux qui nous aide à sentir ce qui est bon pour nous, même si cela peut aller à l’encontre des avis extérieurs et de notre côté raisonnable et très cartésien.

 

Le travail est pour moi un vecteur d’épanouissement. Il n’en est qu’un parmi d’autres… chez moi, il doit être synonyme de création. C’est pour cela que j’ai choisi de travailler à mon compte: pouvoir mettre ma patte, et créer de mes propres mains m’est indispensable. Je ne fonctionne bien donc je ne travaille bien qu’en maniant les idées, en les concevant mais également en les détournant. C’est de la cuisine! Cela ne m’empêche pas d’avoir une bonne dose de rigueur dans tout ce que je fais, car j’aime ce qui est structuré. L’un n’empêche pas l’autre: le cadre est un support, il nous aide à nous poser mais aussi à le dépasser et voir plus loin!

Le perfectionnisme n’est pas absent, mais je me soigne! Dans tout ce que je fais, j’aime pouvoir adapter et faire du sur mesure, pour moi ou pour les autres. C’est aussi cette dimension créative que j’essaie de diffuser dans les accompagnement que je propose.

La reconversion est une aventure, c’est certain, et mieux vaut savoir apprécier le voyage car l’arrivée à destination n’en est que plus agréable! J’ai aussi longtemps cru qu’il allait falloir batailler, tomber, me relever mille fois. C’est juste une question de vision là encore: oui les obstacles existent, oui les refus et les déceptions surviennent. Ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser tomber. Si l’on écoute à nouveau sa petite voix, si l’on prend le temps de voir et se demander si le chemin est le bon, on peut retrouver confiance et foi en son projet. Et réaliser que les embûches ne sont pas là pour nous faire mal mais nous faire évoluer.

 

Tout sert. Tout est matière à expérimenter et à grandir. Comme des tas d’autres personnes que j’ai pu lire auparavant, je peux à mon tour écrire ces lignes: aujourd’hui je comprends pourquoi je suis passée par là, je réalise que tout fait sens. Je sais comme les hauts et les bas peuvent être fatigants, les impasses déstabilisantes, les stagnations déprimantes… et au fond, c’est aussi cela qui nous fait avancer.

Je n’ai pas regrets, j’aurais simplement aimé:

  • pouvoir parler plus librement de mon mal être au travail
  • pouvoir trouver des interlocuteurs à même de me soutenir durablement dans mes démarches
  • gagner du temps grâce à tout cela.

 

C’est en ce sens que j’ai l’envie forte de partager un bout du chemin que vous ferez vous-même et de vous accompagner pour y voir plus clair et aborder plus sereinement ces tournants de la reconversion!

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